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THEMES
LE CHEVEUX ET LA SEXUALITE - HISTOIRE ET
EVOLUTION
Il est indéniable que
la chevelure a une relation directe avec l'identité sexuelle et
ceci de tout temps. En fait la chevelure de la femme pousse
naturellement plus longue que celle de l'homme car le cycle du
cheveu est également plus long chez la femme. La couverture
pileuse de tout le corps à une dépendance sexuelle et hormonale.
Tout au long de l'histoire de l'homme cette caractéristique à
évolué. Par contre la calvitie est apparue de façon plus régulière
qu'a partir du moment où la longévité de l'homme atteint de façon
régulière la trentaine. Probablement dès le néandertalien.
Connotation au cours
de l'évolution
Il est impossible de
retracer de façon objective toutes les connotations que l'on a
données à la chevelure de l'homme. Il est indéniable qu'elle a
d'abord été signe de vigueur de santé et de force. Etre poilu et
chevelu devait contribuer à protéger l'homme des conditions
climatiques. En cela la liaison avec la sexualité dont la vigueur
est associée plus à l'adolescence est très forte. C'est tellement
vrai que la sexualité toute entière de la femme était liée à ses
cheveux qu'il fallait voiler ! Les 3 religions monothéistes
l'on
pratiqué. Avec les Chrétiens, Marie Madeleine était représentée
cheveux aux vents car elle était une prostituée. Le foulard
islamique s'inscrit également dans une idée de protection de la
tentation. Raser une femme revenait à lui ôter le sexe, son identité
comme on l'a fait à la libération aux femmes qui avaient eu des
relations avec l'occupant. De nos jours une femme au crâne rasé peut
avoir à une connotation androgyne sexy ou même dans les relations SM
une signification de soumission ou d'ambiguité sexuelle coquine.
Pour un homme se raser la tête peut aussi signifier son affirmation
mâle par négation du caractère sexuel féminin.
Les hommes aux cheveux
longs, les femmes aux cheveux courts affirment leur différence et de
nos jours la tolérance à permis a bien des sensibilités de
s'exprimer.
La calvitie - sexe - âge
Comme je l'ai dit plus
haut la calvitie est un phénomène relativement nouveau dans
l'évolution! Les seuls chauves du moyen âge étaient ceux qui
pouvaient atteindre la quarantaine ou la cinquantaine et a cette
époque on était « vieux » à 50 ans. Il n'est pas étonnant alors que
l'association vieillissement calvitie perdure. Je dirai qu'il est
historiquement légitime de vouloir rester jeune et de vouloir garder
ses cheveux. La longévité nous pousse à de telles associations,
comme par exemple, qu'il devient même aussi légitime pour un
soixantenaire de vouloir garder une vie sexuelle la plus active
possible même en utilisant du Viagra. La sexualité est, elle aussi,
une image de jeunesse.
Si seules 12% des femmes
aiment les hommes chauves, 51% ne les aiment pas et 37% s'en
fichent, il faut néanmoins noter que très peu d'hommes se font
greffer des cheveux pour elles. Ils le font pour eux-mêmes, pour
leur identité, pour leur propre impression de vieillir. Alors ne les
blâmez pas. « Je me voyais chauve dans le regard attendrissant de
ma femme . » m'a dit un jour un patient.
La première description
d'une mini greffe l'a été par un japonais qui a greffé ainsi le
pubis d'une femme qui voulait redonner un peu de jeunesse à son
sexe. Les cheveux noirs ont parfaitement poussé et rempli leur rôle.
Puis assez étrangement ce sont des produits utilisés pour la
prostate qui sont venu au secours des chauves en devenir, une preuve
encore que même dans les solutions à la calvitie le sexe est
toujours présent et ces mêmes produits restent strictement interdits
aux femmes..
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